Pencran Penn ar C'hrann
 

Eglise

Croix Kermaria

Fontaine

Croix de Loguellou


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Patrimoine

Le patrimoine architectural

L'enclos paroissial
L'édification du mur de clôture remonte au XVIIe siècle, il est percé de sept entrées, quatre d'entre elles comportent des marches et des échaliers.

Les calvaires
Le premier, au nord de l'enclos, encadré de deux échaliers date de 1521 et le second, au sud, date de 1779 et aurait été restauré en 1869.

L'église
L'église est connue dès 1363 sous le nom de " Capella beatae Mariae de Pentran " et subira trois transformations importantes vers 1550, 1696 et 1718.

  • Le corps compte cinq travées aux arcatures pénétrant dans des piliers ronds. Les poutres, à engoulants sont ornées de rinceaux, rosettes et guirlandes. Sur la poutre principale, les hermines de Bretagne alternent avec les macles des Rohan. Les sablières sont ponctuées d'une série de seize masques, figures d'hommes barbus et cornus, visages grimaçants et hilarants.
  • Le clocher abrite l'une des plus anciennes cloches du diocèse : " Maria " fondue en 1365.
  • La sacristie, de style classique, à étage, est située à l'angle nord-ouest de l'édifice.
  • Le porche sud, construit en 1532, est l'élément le plus remarquable de l'église. Il est le premier du genre dans la vallée de l'Elorn.
  • Les vitraux sont de facture récente. La maîtresse vitre datant de 1932, montre cinq blasons du Chef du Bois.
  • La statuaire : vingt statues auxquelles il faut ajouter la descente de croix, chef-d'œuvre de la sculpture religieuse datant de 1517, ornent le chœur, la nef et les bas-côtés.
  • L'Ossuaire : Situé à l'ouest du cimetière, l'édifice comporte une façade en pierres de Logonna. Au-dessus de la porte, avec la date de 1594, on peut lire une rare inscription bretonne : «CHAPELL DA SA(NT) ITROP/ HA KARNEL DAR LAK(A)T ESQ(E)RN AN POPL» : Chapelle saint Eutrope et charnier pour mettre les ossements du peuple. L'Ossuaire est désormais propriété privée et renferme le caveau de la famille de Rosmorduc.

La fontaine
La fontaine Notre Dame de la Joie est un ensemble qui comprend un oratoire, un bassin captant la source, un lavoir et un abreuvoir. Une plaque de marbre témoigne d'une restauration en 1909 par le seigneur de Chef du Bois. En 1948 elle fut déplacée en aval de la source.

Les calvaires
La commune compte six croix monumentales dont les deux plus importantes sont situées dans l'enclos paroissial. Les autres croix se situent dans le second cimetière (la croix pattée), à la Croix Neuve, à Kermaria et au carrefour de Loguellou.

Les manoirs

  • Le manoir de Kermadec : En 1270 le manoir appartient à Gérard Saladin puis à la famille Huon en 1307. Abandonnant la motte primitive, la famille d'Yvon Huon construit, en 1450, le manoir dans sa forme actuelle. De style gothique, il est bâti en schiste du pays avec les entourages de baies en granit de Kersaint sur un modèle du XVe siècle. En 1663 il est racheté par Joseph de Kersulguen, seigneur de Chef du Bois. Les descendants de Kersulguen restent propriétaires jusqu'en 1986 date du rachat par Philippe Huon de Kermadec qui, depuis, a entrepris de le restaurer.
  • Le Chef du Bois : Le Manoir du XVe siècle était à l'image de Kermadec et appartenait à la famille Guérault. Au XVIe siècle il est propriété des Kerlozrec. Vers 1600 le seigneur de Chef du Bois est Jean de Kermellec, capitaine de Landerneau. Au XVIIe les Kersulguen héritent du manoir. Joseph de Kersulguen se fait, alors, bâtir un château digne de son rang. Le projet, élaboré par l'architecte Le Petit, n'est que partiellement réalisé. En 1777, les Lesguern construisent la chapelle qui, avec les écuries et le vieux pigeonnier complètent l'ensemble des bâtiments actuels du Chef du Bois. A la Révolution, la Marine réquisitionne les bâtiments pour y soigner des galeux. En 1925, le château devient propriété de la Famille de Rosmorduc.

La clôture

L'édification du mur de l'enclos remonte au XVIIe siècle. Jusqu'à cette époque, les morts étaient enterrés dans le sol de l'intérieur des églises qui fut alors saturé de sépultures. Il fallut se résoudre à inhumer les morts à l'extérieur en créant un cimetière.

Le mur qui englobe ce nouveau cimetière est percé de sept entrées plus ou moins monumentales. Quatre d'entre elles comportent des marches et des échaliers (escaliers) : à l'ouest dans l'axe du clocher, au sud-ouest face au proche, la troisième entrée est celle du grand calvaire, la quatrième, au sud-ouest est de style classique et comporte des piliers en pierre de Logonna coiffés de Lanternons (petites lanternes) à jours.

Le calvaire

Le calvaire au nord de l'enclos est encadré de deux larges échaliers (escaliers). L'un des flancs porte une inscription : "AU MOYS DE MAY MIL Vc VINGT/ UNG (1521) FURENT CESTE CROIX ET MASSE/ FOUNDEES PAR JEHAN LE CAM YVES/ LE JEUNE E YVON CRAS PROCUREURS/ DE LA CHAPELLE DE CEANS E R."

Au pied de la croix, Marie-Madeleine éplorée. Sur le premier croisillon, les statues géminées (groupées deux à deux) de sainte Marie-Madeleine et saint Yves, de saint Jean et saint Pierre encadrent une piéta de Yan Larhantec. Sur le second croisillon, deux cavaliers se tournent vers le Christ. Au sommet de la croix, un ange emporte l'âme du crucifié. Au revers, le Christ attend le supplice. Dressés sur deux potences de chaque côté de l'entrée, les deux larrons complètent le tableau.

Un second calvaire se dresse au sud de l'enclos. Daté de 1779, il porte au socle : "Mission de 1869". Ici encore une Marie-Madeleine éplorée. Les statues géminées représentent saint Jean et saint Paul, saint Pierre et la Vierge.

L'enclos paroissial

Pencran fut d'abord une trève de la grande paroisse léonarde de Ploudiry. L'église de Pencran est connue dès 1363 sous le nom de "Capellae Beatae Mariae de Pentran". Sous le choeur, des dalles, portant le blason d'une alliance Léon-Rohan de 1266 permettent de la faire remonter au XIIIe siècle.

Pencran offre les éléments habituels des enclos paroissiaux : mur d'enclos, église, ossuaire et calvaire. Le porche, la sacristie, un second calvaire et le vieux presbytère complètent l'ensemble et en font l'un des plus riches de la région landernéenne.


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